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Dialogue Clichois propose cette analyse d'Alain Gresh, spécialiste du Moyen orient, sur les événements dramatiques de Syrie : la répression féroce du régime de Bachar Al Assad et les manœuvres des va-t-en guerre qui poussent à l'intervention armée qui plongerait la région dans le chaos
Dans une conversation téléphonique entre le président russe et le roi saoudien, ce dernier a affirmé à son interlocuteur que tout dialogue sur la Syrie était « maintenant futile » (agence de presse saoudienne, 22 février 2012). Qu’est-ce à dire ?
Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ?
Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis.
Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire.
Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies.