wall-stree400.jpgAvec une crise financière, sans précédent, débouchant pour la première fois depuis la guerre, sur une récession mondiale, accompagnée d’une montée d'un chômage massif (+ 700 000 chômeurs attendus en 2009 en France) et d'une précarité généralisée à l'échelle du monde entier, nous sommes entrés dans une crise d'une radicalité et d'une gravité inédite à l'opposé de toutes les illusions sur l'autorégulation du système capitaliste.

Au contraire, dans la crise, on constate la remontée de l'intervention publique de l'État, de coordinations inter-étatiques, mais sans changer les critères capitalistes qui poussent la rentabilité financière, l'accumulation du capital, la spéculation, c'est-à-dire les causes conduisant à la crise.
Donc, on ne peut pas se contenter de petits ajustements face à la démagogie de la droite et de Sarkozy qui fait croire, par exemple, qu'il met au pas les banques alors que les aides publiques, accordées, avec la crise, ont nourri la spéculation.

Tandis que les banques durcissent l'accès au crédit pour les PME, faisant exploser le nombre de dépôts de bilan et sacrifiant les projets porteurs d’emplois.
Il faut donc des changements radicaux. Ce qui nécessite pour les formations de gauche de remettre en cause les modèles anciens après les échecs des expériences socialistes de l'Est comme des échecs de la social-démocratie.

Le défi majeur pour la gauche c'est l'élaboration de propositions à la fois fondées sur des analyses approfondies en lien avec les contradictions du système actuel et alimentées par la créativité des forces porteuses du changement.

D'où l'importance de mieux comprendre le capitalisme et sa crise à partir des travaux importants, mais inachevés et souvent déformés du Marx véritable, non pas pour le répéter mais pour le développer.