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De nombreux clichois sont d'origine antillaise ou guyanaise.
Ils ont suivi avec passion les mouvements de grêve et la mobilisation contre la Profytasion.
Un référendum va se tenir sur place, le dimanche 10 janvier, pour une modification du statut rattachant ces deux DOM-TOM à la Métropole.
Le nouvel article, (l'article 74) proposé à l'approbation populaire, constituerait, selon les communistes martiniquais, un progrès vers davantage d'autonomie.
Évidemment, les forces néo-coloniales, les békés et les patrons locaux ne voient pas cela d'un bon oeil. Ils ont peur de perdre, tôt ou tard, leurs privilèges et s'opposent de toutes leur force à l'adoption de cet article qu'ils perçoivent comme dangereux pour leur domination sur la politique et l'économie locale.
Ils brandissent démagogiquement le spectre de l'indépendance et de la perte du droit au RMI.
Face à face, l’article 73 de la Constitution, qui depuis longtemps a montré ses limites, et l’article 74 dont relèvent les collectivités d’outre-mer comme la Polynésie française. L’article 74, qui prévoit une autonomie encadrée, est apte à permettre aux Martiniquais et aux Guyanais un plus dans la gérance de leurs affaires
Le Parti Communiste Martiniquais estime qu'il s'agit d'un rendez-vous historique à ne pas manquer et appelle à voter OUI.
Armand Nicolas, historien et dirigeant communiste martiniquais revient sur l'enjeu.