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Les patrons rêvaient de ne plus payer de cotisations pour financer la protection sociale, Nicolas Sarkozy s’apprête à le faire en créant un nouvel impôt, la «?TVA sociale?», plombant le pouvoir d’achat et ouvrant la voie à la privatisation de la Sécurité sociale.
Depuis longtemps, le patronat rêve d’en finir avec le financement de la protection sociale par les richesses créées par le travail dans les entreprises. Nicolas Sarkozy vient d’annoncer sa volonté de transformer ce rêve –?véritable cauchemar social pour les travailleurs et leurs familles?– en réalité.
Cela en faisant passer, si les Français lui en laissent la possibilité, le financement de notre protection sociale de la cotisation payée par les salariés et les employeurs à l’impôt, à travers une « TVA sociale », payée par tous les consommateurs. Bonjour les conséquences sur le pouvoir d’achat des Français?!
S’appuyant sur la crise, dont son gouvernement porte une large part de responsabilité, Nicolas Sarkozy, comme il l’avait annoncé il y a un mois à Strasbourg devant les étudiants, pense «?que celle-ci offre à notre pays une opportunité de prendre des mesures qu’il n’aurait jamais acceptées en dehors d’une période de crise?»?!
Ce n’est donc pas la nécessite qui fait loi, d’autant qu’en la matière d’autres choix sont possibles, mais l’opportunité pour le président de la République de remettre en cause un des fondements de notre pacte social républicain?: le financement solidaire de notre protection sociale.
Seuls les patrons y gagneraient