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Du 13 au 21 décembre se tient à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 17e Festival mondial de la jeunesse et des étudiants. Mot d’ordre : « Pour un monde de paix, de solidarité et de transformation sociale. Vaincre l’impérialisme ! » Entretien avec Pierric Annoot, secrétaire général du Mouvement jeunes communistes.


POURQUOI L’AFRIQUE DU SUD ?
Pierric Annoot : Parce qu’il y a là deux symboles forts en 2010. On a fêté en début d’année les vingt ans de la libération de Nelson Mandela, qui marque la fin de l’apartheid et l’établissement de la démocratie dans ce pays.
L’Afrique du Sud a connu des progrès et des changements énormes et en même temps elle fait face à de grands défis, les inégalités entre Blancs et Noirs qui subsistent, de gros défis économiques aussi, qui ne sont d’ailleurs pas étrangers aux problématiques du monde entier.
Par exemple, le gouvernement De Klerk, le dernier gouvernement blanc, avait, avant de sombrer, contracté des emprunts importants auprès du FMI qui ont ensuite aiguisé la crise.
Le deuxième symbole fort est que ce festival se tient sur un continent où nombre de pays célèbrent en 2010 le cinquantenaire de leurs indépendances ; on voit là tout ce qui avance dans le bon sens et en même temps tout ce que ça cristallise comme questions.