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La crise actuelle de l’euro, les graves difficultés qui accablent particulièrement la Grèce, l’Espagne, le Portugal et demain, peut-être, l’Italie ou la France ne mettent pas seulement en cause les politiques économiques et sociales de chacun de ces pays.
C’est toute une manière de construire l’Europe, qui en porte la responsabilité. Dans les années 1990, ?il y avait l’idée, au sein des élites européennes de l’argent et du pouvoir, que la création ?de l’euro, la libéralisation des échanges ?et la prétendue « libre concurrence » ?leur permettraient de profiter du « parapluie » allemand.
L’arrimage au char de la Bundesbank et des grands groupes d’outre-Rhin, la création d’une monnaie au taux de change élevé devaient leur offrir à la fois stabilité et profitabilité.
Effectivement, la création de l’euro a permis aux banques et à quelques grandes entreprises dans une série de pays de l’Euroland de bénéficier de taux d’intérêt réels plus bas que par le passé et d’emprunter plus facilement à l’extérieur.
Mais à quoi ont servi ces disponibilités? ?