bce175.jpgEurop2.jpg
Le contrôle démocratique et la réorientation de la Banque Centrale Européenne constituent désormais un enjeu central pour une sortie progressiste de la crise du système capitaliste.
Il s'agit de tourner l'euro et le crédit vers les besoin du développement humain pour en finir avec un système où l'utilisation de l'argent sert avant tout de carburant aux marchés financiers.
Cette question devient donc, de facto, un enjeu primordial aussi pour les Elections Européennes: vouloir une Europe sociale et écologique sans dénoncer le Traité de Lisbonne et le pacte de stabilité, sans remettre en cause le rôle de la BCE, c'est de la pure démagogie.
Laissons cela au MODEM, aux socio-libéraux du PS, aux Verts qui refusent de s'attaquer aux logiques capitalistes. Dialogue clichois publie un article de M. de Chanterac, paru dans l'Humanité, qui insiste, à juste titre, sur la nécessité de permettre demain à la BCE de prêter aux Etats afin que ceux-ci n'aient plus besoin de se tourner vers les marchés financiers pour emprunter.
C'est un premier axe. Mais surtout, ce sont les critères eux-même des crédits accordés qu'il faut revoir ! Il s'agit de rendre le crédit sélectif, en modulant les taux afin de le diriger non plus vers les marchés financiers et la spéculation, mais vers les investissements à long terme utiles au développement humain et à l'amélioration de l'état de l'environnement.
Sur ces points, les propositions du Front de gauche gagneraient à préciser les choses, d'autant plus que les propositions du PCF, dans ce domaine, sont percutantes...

Voici le point de vue de M. de Chanterac:

"Il y a, dans la déclaration de principe du Front de gauche pour changer l’Europe, peu de chose sur les missions réelles de la Banque centrale européenne (BCE) et une position assez formelle pour qu’elle « soit mise au service des populations et soumise à un contrôle démocratique ».

Tout le monde dit ça et ça ne mange pas de pain. Il faut rappeler certains faits. Le contrôle public des banques centrales est une conquête du Front populaire (contre l’oligarchie de l’époque, les « 200 familles ») et cela a été confirmé dans le programme du Conseil national de la Résistance à la Libération. Cette filiation historique mérite d’être rappelée dans la campagne des européennes.
(voir la suite de l'article)