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Le projet de budget de la Sécurité sociale 2013 (PLFSS) va continuer d’aggraver les inégalités face à l’accès aux soins.
Avec une gestion inefficace car uniquement orientée vers la gestion d’un déficit prévisionnel, ce PLFSS ne répondra ni aux besoins des populations, ni aux demandes urgentes des personnels.
La Sécurité sociale n’échappe pas à l’austérité.
Le gouvernement a en effet choisi la continuité avec ses prédécesseurs, en appliquant à la Sécurité sociale la fameuse règle d’or, au nom de la réduction des déficits publics et sociaux à 3?% du PIB en 2013.
Dans ce PLFSS voté cette semaine à l’Assemblée nationale, difficile de trouver des signes réels de changement.
Les mesures rétrogrades et aggravant les inégalités de l’époque Sarkozy sont maintenues : franchises médicales, multiples déremboursements de médicaments, hausse du forfait hospitalier, taxe sur les mutuelles, jour de carence pour les arrêts maladies des agents de la fonction publique ou encore fiscalisation des indemnités journalières des victimes d’accidents du travail.
Dans les hôpitaux publics, la trop faible hausse des dotations budgétaires pourrait entraîner la suppression d’à nouveau 15 000 à 20 000 emplois, alors que des coupes drastiques dans ses effectifs ont déjà eu lieu au détriment de la qualité de l’accueil des patients.
Rappelons que malgré le drame de Brive où une maman a perdu son nouveau né, faute d'une maternité à proximité, la fermeture de la maternité de Beaujon reste programmée.
C'est ça le changement ? Décidément ni F. Hollande, ni le gouvernement Ayrault, ni le PS font le poids face au MEDEF et aux exigences de la Droite!
Des patrons se travestissent en monstres d'égoïsme et d'ingratitude pour eux ne compte que le profit et les dividendes des actionnaires.