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Dans la crise des finances publiques, les banques sont mises en accusation ; à juste titre, car sans elles – et sans les politiques menées par les banques centrales – la dictature des marchés financiers n’aurait jamais pu s’instaurer.
Mais les banques ne détiennent qu’une partie des titres de la dette publique : les plus gros détenteurs d’obligations, publiques ou privées, sont les compagnies d’assurance et les fonds de pension (1 085 milliards d’euros pour les seules institutions françaises fin 2010), bien avant les banques (720 milliards d’euros pour les établissements de crédit français).
Et surtout, il ne faut pas confondre les banques et les marchés financiers – sinon il devient impossible de trouver des moyens d’échapper aux griffes de ces derniers.
En réalité, lorsqu’une entreprise veut réaliser un investissement en faisant appel à des ressources externes, elle a deux solutions pour se financer :
- auprès des banques, avec des emprunts à plus ou moins long terme.
- ou sur les marchés financiers ( achat\vente de titres). Sur les marchés financiers, en contrepartie des liquidités obtenues, l'entreprise « émet » des titres (actifs financiers), qui sont, soit des titres de propriété (des actions pour les sociétés), soit des titres de créance...
Lorsque l'entreprise fait appel à une ou plusieurs banques, elle devra alors rencontrer leurs représentants, donner toutes les informations qu’elles demanderont sur sa situation financière, sur son marché, ses concurrents, ses perspectives de chiffre d’affaires, ses coûts de production, bref tout ce qui permettra à la banque d’apprécier si le prêt qu’elle sollicite risque ou non de ne pas être remboursé.