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Les électeurs de gauche qui ont participé aux primaires du PS avec l'espoir sincère d'ancrer le PS bien à gauche risquent d'être déçus.
F. Hollande ne fait pas le poids face à la crise et annonce déjà qu'il n'appliquera pas son programme, pourtant bien insuffisant pour sortir la France et l'Europe des griffes des marchés financiers.
Avec F. Hollande, les marchés financiers peuvent dormir tranquille : c'est la super austérité voulue par la droite, imposée par un gouvernement de gauche qui attend les français .
La règle d'or de Sarkozy-Merkel ? Pour lui, elle est insuffisamment contraignante et doit s'imposer dès maintenant sans attendre 2012.
En Grèce, traité comme un laquais par Merkozy (dans le couple Merkel-Sarkozy, c'est Merkel qui porte la culotte!), le socialiste Papandréou appelle à un gouvernement socialiste-droite....
C'est dire combien en Europe, socialiste et droite sont quasi interchangeables. Une fois désigné, la première visite de F. Hollande n'a-t-elle pas été pour son ami Zapatero qui plonge l'Espagne dans l'austérité, le chômage et le recul social en mettant en œuvre la politique voulue par les marchés financiers et les grands groupes?
Entre les exigences des marchés et les attentes des français, F. Hollande a choisi : ce sera les marchés financiers et l'acceptation du diktat des agences de notation! Bref, vous avez aimé Sarkozy, vous risquez d'adorer F. Hollande.
Voilà ce qui attend les français, une fois Sarkozy battu, si le peuple ne s'en mêle pas pour développer les luttes, changer du tout au tout la construction européenne et bousculer la donne en s'attaquant au système.
On ne peut pas amadouer le capitalisme, ce système n'est pas durable, il a atteint ses limites historiques et sombre dans la logique folle de l'hyperspéculation : il doit être remplacé d'urgence.
Il faut dire stop à la fuite en avant qui mène les français et la gauche dans le mur : il faut changer de logique et imposer des réformes transformatrices qui s’attaquent à ce système vermoulu qui place l'économie non au service du développement des hommes, mais au service exclusif des intérêts de la finance.