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Rémi Lefebvre, professeur en sciences politiques, revient sur la signification des résultats électoraux pour les partis sociaux-démocrates européens.

Selon vous, les résultats du 7 juin, confirment-ils une crise de la social-démocratie en Europe ?

Rémi Lefebvre. C’est une défaite sans appel pour les partis sociaux-démocrates. Les partis danois et grecs sont les seuls à résister. Une fenêtre d’opportunité historique s’ouvre à elle avec la crise économique qui ébranle le capitalisme et semble lézarder l’hégémonie idéologique libérale : la social-démocratie essuie pourtant une de ses plus lourdes défaites.
Certes, pour la première fois, le Parti socialiste européen (PSE) a joué un rôle de coordination politique.
On a même senti une inflexion à gauche du discours. Mais la remise en cause est timide, les sociaux-démocrates sont allés très loin dans l’acceptation du libéralisme. Ils ont contribué à la mise en place d’outils au niveau européen qui empêchent tout retour à des politiques plus volontaristes.
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