faujecolrent350.jpg
De la maternelle à l’université, nous assistons à une refonte généralisée du système de production et de circulation des savoirs : mise en concurrence des individus et des territoires, autoritarisme, fragmentation des savoirs...
Il ne s’agit pas seulement de casser le service public de l’éducation nationale et de la recherche, mais bien de construire une nouvelle place des savoirs dans la société.
Le but de ces réformes ? Placer les savoirs au service du capital.

Toute cette politique met la production et la diffusion des savoirs au service non pas de l’émancipation individuelle, mais des intérêts du capital ! La recherche devrait avoir pour seul objectif l’accroissement de "la compétitivité". Quant à l’enseignement, pour Sarkozy-Darcos-Pécresse, il devrait se contenter de transmettre les compétences dont les entreprises ont besoin dans l'immédiat.
Au mépris du développement des hommes et de la qualité de la formation initiale indispensable à l'épanouissement humain et professionnel. Cette casse du système de formation qui place les universités à la botte du patronat est l'application en France de la stratégie de Lisbonne préconisée par l'Europe actuelle et adoptée conjointement par les partis de droite et les partis socialistes européens.
Les réformes de la LRU s’inscrivent dans la droite ligne de « l’harmonisation » universitaire européenne impulsée par les réunions ministérielles européennes. En 1999 d’abord, ce fut la déclaration de Bologne, signée par 46 pays, qui engage les différents pays à rapprocher les différentes structures (licence, master, doctorat) et à harmoniser les modes d’évaluation pour faciliter la mobilité d’un pays à l’autre. Puis en 2000, ce fut le processus de Lisbonne, qui a pour but de créer un marché de la connaissance au niveau européen.
Il est bon de s'en souvenir, à la veille des élections européennes.