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La distribution d’électricité dans notre pays a été ouverte à la concurrence pour les particuliers le 1er juillet 2007 (dès 2004 pour les professionnels).
Souvenons-nous qu’en mars 2002, au sommet de Barcelone, le premier ministre socialiste de l’époque, Lionel Jospin, et le président Jacques Chirac avaient ratifié la « libéralisation » des marchés de l’électricité et du gaz.
Depuis les entreprises françaises qui avaient quitté les tarifs régulés ont vu leur facture flamber : +65 % en moyenne entre 2004 et 2007 pour les entreprises ayant opté pour le marché selon l’UFC-Que choisir ? De quoi refroidir les ménages qui, pour le coup, ont été très peu sensibles aux sacro-saintes "vertues" de la concurrence.
Face à cette défiance des français vis-à-vis des opérateurs privé, le gouvernement a mis en place un dispositif transitoire dit de « réversibilité » permettant aux particuliers et aux entreprises ayant opté pour une offre à prix de marché depuis plus de six mois de revenir au tarif règlementé.
Or, de fait, depuis le 1er janvier dernier, ce dispositif « transitoire » a pris fin. En effet, cette «réversibilité» n’a été accordée que jusqu’au 1er juillet 2010. Compte tenu du délai de 6 mois, les consommateurs souscrivant un contrat à prix de marché à partir de janvier 2010 ne pourront plus en bénéficier !
Attention donc aux offres alléchantes des fournisseurs privés et d’EDF lui-même qui ont déjà lancé l’offensive. Soyez certain que dans les semaines qui viennent des opérateurs téléphoniques ne manqueront pas de vous prouver par A + B qu’il faut changer de contrat et que vous pouvez faire d’importantes économies sur votre facture électrique.
Soyez vigilant et un conseil ne cédez pas aux sirènes de la concurrence, vous pourriez vous en « mordre les doigts » et sans possibilité de faire marche arrière !
La FNCCR* invite d’ailleurs «les consommateurs à la plus grande prudence avant de souscrire aux offres à prix de marché et rappelle que les tarifs règlementés, garantis par l’Etat, leur apportent la meilleure protection de stabilité dans la durée.» A bon entendeur salut !

  • Fédération nationale des collectivités concédantes et régies