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La droite, Sarkozy et Bayrou, mais aussi les grands groupes de presse et les soit-disants experts qui se relaient sur les chaînes TV ainsi que les dirigeants socialistes prétendent que le programme du candidat du Front de gauche est irréaliste.
Faute d'imaginer une autre logique que celle découlant de la domination de la finance, ils ne veulent pas voir la logique nouvelle possible et le puissant effet de levier de la maitrise du crédit.
Voici la réponse de trois économistes communistes à cette opération de dénigrement: Yves. Dilmicoli, Frédéric Boccara et Denis Durand.
« Loin des exercices traditionnels de chiffrage, donner à voir la possibilité d'une autre logique »
De prétendus éléments de chiffrage du programme du Front de gauche ont été avancés dans divers journaux, dont « Le Monde ». Très discutables, ils cherchent à accréditer l'idée que ce programme serait irréaliste, voire dangereux.
Ils montrent surtout que leurs auteurs font fi de la nouvelle logique sur laquelle la mise en œuvre de ce programme permettrait d'embrayer, rompant avec les cercles vicieux de la croissance financière et du chômage, à la racine de l'emballement des déficits et des dettes.
On amorcerait, au contraire, les cercle vertueux d'un nouveau type de croissance tirée par la sécurisation et la promotion de l'emploi, de la formation, des revenus du travail et de remplacement et une grande expansion des services publics, en France et dans ses régions, en Europe.
Faisant reculer tous les gâchis de capitaux et écologiques, grâce à l'intervention des salariés et des citoyens pour changer les gestions d'entreprises, elle mobiliserait l'argent des profits, des fonds publics et du crédit bancaire pour réaliser de grands objectifs sociaux et environnementaux novateurs.