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Frédéric Boccara est économiste du PCF ?et membre du conseil national de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Le programme du Front de gauche est le seul qui mette l’expansion sociale et du social comme un objectif et au cœur de sa logique.
C’est nécessaire face au programme de Sarkozy, qui fragilise les salariés et donc l’efficacité économique réelle avec par exemple les accords de compétitivité qui autorisent la baisse des salaires.
Un président candidat qui vient encore d’annoncer une diminution supplémentaire de 53,5?milliards d’euros des dépenses publiques. Lui comme Marine Le Pen sont d’accord pour appliquer la règle d’or, de déficit public zéro avant tout.
Le Front de gauche affirme l’absolue nécessité d’une expansion nouvelle des services publics, de l’emploi, des qualifications et des salaires.
C’est une nécessité absolue pour relever les défis d’une autre efficacité, basée sur les capacités des hommes et des femmes et leur développement, pour répondre aux aspirations sociales de notre peuple, et pour sortir la France de l’ornière avec une l’impulsion d’une tout autre croissance.
C’est incontournable aussi bien pour réindustrialiser vraiment et autrement que pour relever les défis écologiques.
Ceux-ci exigent à la fois un développement sans précédent de services publics ouverts à l’intervention et des dépenses non soumises aux diktats des marchés financiers.
Le programme du Front de gauche est cohérent et donc réaliste, face aux incohérences contradictoires de F. Hollande qui affirme partager une ambition sociale, refuser l’austérité, et rivalise, cependant, avec la droite pour atteindre le déficit zéro en fin de mandat?!
Mais la cohérence du programme du Front de gauche vient surtout de ce qu’il se donne les moyens de ses ambitions?: des pouvoirs nouveaux et des moyens financiers.