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Le 15 mars prend fin la trêve des expulsions locatives. Pour des dizaines de milliers d’hommes et femmes menacés d’expulsion immédiate, cette date marque le retour de la peur de se retrouver dans la rue, la peur de ne pouvoir donner à sa famille et ses enfants le cadre de vie auquel elles ont droit, la peur d’une précarité encore plus insupportable au quotidien.
La ministre du logement Christine Boutin s’est hier engagée au relogement de toutes les familles concernées. Cet engagement est la reconnaissance de dizaines d’années de travail des associations, du parti communiste français, des collectifs de mouvements larges. Ce premier pas du gouvernement en appelle évidemment bien d’autres : en aucune manière un hébergement d’urgence ne doit être assimilée à un relogement.
Les hommes et femmes menacées d’expulsion ont en effet un droit inaliénable, comme chacun de nos concitoyens, et ce quelque soient les difficultés sociales dans lesquelles la crise économique les a plongés, à un véritable logement.

Garantir aujourd’hui ce droit exige un immense effort de l’Etat de construction de logements et notamment de logements sociaux, la création d’un véritable service public du logement, à l’exact opposé de la politique de Madame Boutin faite de déréglementation des loyers HLM, de privatisation d’offices HLM (Icade...) ou de vente de logements sociaux.

Aussi en considérant l’ampleur de la crise du logement, le parti communiste français, à l’instar de tous les maires qui prendront ces prochains jours des arrêtés « anti-expulsion », appelle aux mobilisations et aux actions les plus larges pour empêcher la moindre expulsion et faire véritablement avancer le droit au logement.

Parti communiste français