Euroflic.jpg

Dialogue Clichois met en ligne un extrait de l'Intervention de l'économiste Henri Sterdyniak lors de la table ronde des économistes devant le cercle Solidarité & Progrès.
Henri Sterdyniak est directeur du Département économie de la mondialisation à l’OFCE. Il est, avec Philippe Askenazy et Thomas Coutrot, à l’origine du mouvement des Economistes atterrés lancé en septembre 2010 et qui milite contre les politiques d’austérité brutales imposées en Europe.
Pourquoi la situation est particulièrement importante cette année, l’année prochaine ?
On assiste à une crise grave qui est celle du néo libéralisme, qui est le modèle de croissance qui domine le modèle mondial depuis 1980.
C’est une crise financière, économique et social eet nous, les citoyens français et européens, avons le choix entre deux stratégies : soit continuer à faire plus, soit, au contraire, reconnaître que l’économie mondiale s’est engagée dans une impasse et il faut prendre des mesures extrêmement fortes pour sortir de cette impasse.
C’est l’enjeu du débat électoral de l’année prochaine en France et dans d’autres pays européens.
Qu’est ce qui caractérise le néo libéralisme ? C’est la globalisation financière et la mondialisation commerciale, où tout le capital peut mettre en concurrence les classes ouvrières du monde, le capital va produire là où c’est moins cher de produire, ce qui s’est traduit par un triomphe du capital sur le travail, qui fait que dans la plupart des pays, la part du capital a augmenté au détriment de celle du travail.
Les classe dominante font du chantage. Elles disent aux Etats « si vous ne diminuez pas les impôts, on ira produire ailleurs » et du coup on a eu une diminution des taux d’imposition sur les entreprises et sur les plus riches.