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Il faut bien sûr, abolir le bouclier fiscal instauré par Sarkozy. Mais il faut faire plus et reformer l'ensemble du système fiscal français pour dégager les ressources nécessaires à la relance de la dépense publique utile.
Le discours anti impôt n'est pas de gauche, c'est au contraire le propre du poujadisme, de l'extrême droite et bien sûr des capitalistes, des banquiers et des privilégiés de la fortune.

Réformer la fiscalité dans un sens progressiste est une dimension de la lutte contre la logique capitaliste.
L'instauration de l'impôt sur le revenu est le produit d'une lutte de longue haleine de la gauche républicaine, de J. Caillaux certes, mais aussi de Jaurès et du mouvement révolutionnaire français.
L'institution d'"un impôt fortement progressif" est même la seconde des mesures avancées par K.Marx et F. Engels dans le Manifeste du Parti communiste, paru en 1848.
Sans impôt, pas de services publics, d'hôpitaux, d'école et d'université, de solidarité nationale, de défense nationale, etc. L'impôt doit être un instrument de justice sociale donc de redistribution des richesses créées: il doit être progressif, c'est à dire taxer d'autant plus les revenus qu'ils sont élévés.
Le pire des impôts c'est l'imposition indirect (la TVA, la TIPP) qui s'applique au riche comme au pauvre : il faut tendre à supprimer ce genre d'imposition profondément injuste qui frappe la consommation populaire.
Il doit aussi être économiquement efficace en décourageant la spéculation et en favorisant la croissance saine : il doit taxer le capital, les actifs financiers et donc être modulé en fonction de l'utilisation des profits afin de favoriser l'emploi et l'augmentation des salaires (la masse salariale), les qualifications (l' effort de formation), les investissements utiles ( création d'emploi et amélioration de l'environnement).
Bref, l'impôt doit avoir un rôle incitatif à la création de nouvelles richesses.
(Lire les propositions de réformes fiscales)