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Tandis que ?le gouvernement instaure ?une journée ?de carence pour les fonctionnaires et une quatrième pour les salariés du privé, le président annonce une réforme ?du financement de la Sécu.
«La fraude, c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945. C’est la fraude qui mine le fondement même de la République sociale?», rien de moins?!
Candidat ou président?? Nicolas Sarkozy a en tout cas revêtu hier à Bordeaux le costume d’un «?protecteur?» du modèle social français, tout à la fois pour pourfendre les fraudeurs de la Sécu, assurer le SAV (service après-vente) de sa réforme des retraites – qui aurait selon lui sauvé le système par répartition –, et annoncer la mise en chantier d’une réforme du financement de la protection sociale.
L’habillage est très «?idéologique?», sur le modèle de la campagne de 2007, avec maintes références au programme du CNR, au général de Gaulle et «?aux frères d’armes?» de la Résistance. Le terrain sur lequel s’engage le candidat-président paraît, au regard de ces évocations, plutôt décalé et même déplacé.
Car c’est celui de la droite dite «?populaire?» et de l’extrême droite?: les pauvres, ces «?assistés?», et les fonctionnaires comme boucs émissaires. Un terrain labouré depuis des mois par l’UMP.