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L'eau n'est pas une marchandise, mais un besoin vital, un bien commun à gérer en partage.
Aujourd'hui la facture d'eau flambe, le coût de l'assainissement et de la lutte contre les inondations ne cesse de s'alourdir, tandis que les majors de l'eau continuent à se goinfrer en amont du cycle de l'eau, en profitant d'une confortable rente de situation dans le versant de la distribution.
La création d'un pôle public de l'eau comprenant la nationalisation des majors de l'eau et de l'assainissement ( Véolia, Lyonnaise, Saur et leur filiale) est nécessaire pour mener une grande politique, à la fois sociale et écologique, sur tout le cycle de l'eau (assainissement compris), au service des collectivités locales et des usagers ainsi que pour servir de points d'appui à une politique mondiale de gestion de ce bien commun dans un esprit de coopération.
Responsable national du PCF à l’écologie, Hervé Bramy plaide pour le retour à la gestion publique de la distribution de l'eau, dès que les conditions le permettent . Mais aussi pour une plus grande implication de l’État dans ce « bien commun ».

Où en est le combat pour une gestion publique de l’eau ?
Hervé Bramy. Il est largement devant nous. Un nombre grandissant d’acteurs progressistes s’engagent pour cela.
La tenue du Forum mondial de l’eau à Marseille y a un peu contribué.
Mais, surtout, les citoyens s’interrogent de plus en plus sur la qualité de leur eau et le montant de leurs factures. Et les élus sur les meilleures modalités de la gestion de l’eau et de l’assainissement.