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Dans le cadre de la semaine anticoloniale, le PCF appelle à la plus grande mobilisation samedi 26 février à 15h00, place de la République à Paris, en solidarité avec les peuples arabes en lutte.
Pour mieux comprendre la révolution Égyptienne, Dialogue Clichois publie cette analyse à chaud de l'historien Jacques Couland, spécialiste du monde arabe, parue dans la revue marxiste Économie et politique.
Après celle de Tunisie, l’Intifâda qui a submergé Égypte depuis le 25 janvier, a abouti au bout de 18 jours.
Un second dictateur a été écarté du pouvoir. Une attention particulière était d’autant plus consacrée à ces événements, qu’au-delà des enjeux nationaux, Égypte occupait une place de premier choix dans le dispositif stratégique régional des États-Unis et de l’Europe : premier État arabe à avoir contracté un accord de paix avec Israël, en position de médiateur dans le conflit israélo-palestinien et entre les courants palestiniens eux-mêmes, il copilotait avec la France l’Union méditerranéenne dans sa nouvelle version euro-arabe.
Le mouvement du 25 janvier a certes des origines directes, immédiates, mais résulte néanmoins des effets cumulés d’un régime instauré par Sadate à partir de 1971 : liquidation de l’héritage nassérien, « lois de la honte » (islamisation partielle), adhésion aux Plans d’Ajustement Structurel du FMI, ouverture aux investissements étrangers avec octroi de privilèges fiscaux, privatisations d’entreprises publiques, démantèlement progressif de la réforme agraire.