
Fillon vient d’annoncer le deuxième volet de son plan de rigueur concocté avec Sarkozy. Une fois encore, les Français paieront pour les marchés financiers. Ainsi en a décidé le gouvernement.
Et ce n’est qu’une petite étape devant rapporter 7 milliards d’euros, dans un plan global de 65 milliards d’ici 2016. Et c’est une nouvelle fois la solidarité qui est attaquée.Les analystes estiment que 86 % des « économies » obtenues reposent sur les ménages, c’est donc le pouvoir d’achat et la consommation populaire qui va trinquer.
Pour Pierre Laurent (PCF), : " le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée. C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit zéro en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques. "
L’économiste Henry Sterdyniak (OFCE) écrit dans Libération: « ces mesures sont de nature à rassurer les agences de notation et les marchés puisqu'elles montrent que le gouvernement est prêt à tout pour respecter les objectifs de déficit public. Ces mesures n'ont aucune pertinence sur le plan macro économique, puisqu'on réduit les dépenses publiques et qu'on augmente les impôt en période de ralentissement économique. Comme tous les pays de la zone font pareil, cela entraîne la zone dans une spirale dépressif. Politique restrictive, puis révision de la croissance à la baisse d'où... de nouvelles politiques restrictives. »
Voici le détail de ces mesures.







































