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Alors que le chef de l’Etat répète à l’envi, comme à Cholet le 6 janvier, que "le problème de la France est qu’on ne travaille pas assez", une étude de janvier 210l de l’Insee montre qu’en 2007, notre pays était au-dessus de la moyenne de six autres pays européens avec une durée annuelle du travail de 1.570 heures, contre 1.555 en moyenne en Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suède et Royaume-Uni.
Pas de chance pour Sarkozy et le MEDEF : la durée annuelle du temps de travail en France est supérieure à celle de la moyenne des principaux pays européens, et sa diminution est un phénomène qui touche tous les pays développés depuis 60 ans. La diminution du temps de travail est donc une tendance historique lourde, tout a fait compatible avec l’accroissement des richesses produites (PIB) grâce à l’augmentation de la productivité.
Depuis le début des années 50, la baisse est d’environ un quart.
Ainsi, note l'INSEE, dans les années 1960 et 1970, les gains de productivité permettent de relâcher la pression sur le marché du travail : le recours aux heures supplémentaires est moins fréquent et une troisième semaine de congés payés est négociée en 1968.
La durée du travail a diminué dans "tous les pays développés depuis 1950", l’essor du temps partiel jouant, dans la période la plus récente, un rôle clef dans la plupart des pays, parallèlement aux 35 heures en France, selon cette étude.
Selon l'Insee, en 1950, en pleine reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, la durée annuelle du travail oscillait entre 2.010 heures aux Etats-Unis et 2.300 aux Pays-Bas.
Trente ans plus tard, au milieu des années 1980, les durées annuelles du travail des pays développés étaient majoritairement inférieures à 1.800 heures. Depuis, cela a encore diminué, sauf aux Etats-Unis où «depuis 30 ans, le temps de travail est remarquablement stable».
L’essor note également que l’essor du temps partiel, va de pair avec le déclin de l’emploi industriel et l’essor des services. Une plaie renforçant la précarité.